vendredi 8 avril 2011

Ceci n'est pas un article sur le Cinéma

   Eh bien ! ça commence à faire beaucoup de poèmes & pas beaucoup d'autre chose, sur ce blog... Mais je compte rectifier le tir ; et pour ce faire, je vais vous parler : cinéma^^

   En revanche, avant que de m'engager sur ce terrain, il me semble utile de préciser que mon intérêt sincère pour cet art est encore très récent. Il fut longtemps taché de ressentiment, à cause de cette idée farfelue que je m'étais mis en tête : "le Cinéma a tué la Littérature !"
   Rassurez-vous, cette période est révolue, et c'est avec quelques bons galons d'eau dans mon vin que j'aborde le sujet aujourd'hui.
   Aussi, cinéastes & cinéphiles de tous horizons, ne craignez point d'attaques arbitraires, de critiques mesquines ou de sarcasmes amers ! Il n'en sera rien, car je viens en paix partager avec vous une passion naissante... et éclectique ;)

   Maintenant que je suis passée aux aveux & ai fait mon mea culpa, je vais pouvoir exposer le véritable objet de ce message : l'annonce de nouveaux textes non-poétiques.

   Étant donné que ma culture cinématographique s'est vue grandement élargie par les soins d'un jeune homme que vous connaîtrez sous le nom de M. P'tit-Cul (qui fera parfois intrusion dans mes articles) & que les richesses de ce monde - nouveau pour moi - sont pour beaucoup dans l'évolution récente de mon travail, j'ai pensé poster ici mes commentaires & réflexions afin d'éclairer certaines de mes références, ou même d'ouvrir le débat sur les films évoqués.
   Dans les articles à venir - malgré une grande variété de films à traiter - je me pencherai plus précisément sur trois carrières qui sont, depuis quelques mois, au centre de mon attention, en raison de leur grande qualité d'écriture (cinématographique ou tout court) & de l'influence qu'elles ont pu avoir sur mon imagerie personnelle : celle de Woody Allen, de Stanley Kubrick & des frères Coen.
   Il me démange de vous parler aussi des œuvres de Charlie Kaufman & de Michel Gondry ; mais souhaitant briser le sortilège de dispersion dont je semble être le jouet depuis bien des années, je me contenterai d'un triste & résigné "peut-être."


   Voilà, voilà^^ C'est tout pour le moment. Je vous dis donc à bientôt & enjoy !




Andie

dimanche 3 avril 2011

Sans titre

Dans le plâtre, des yeux & un sourire
Mes doigts sur cette bouche
Ramassent les mots & les ordonnent
Pour dresser un portrait


     Sur une feuille transparente
     Épaisse autant que la peur de l'autre
     Je me dessine en oubliant les couleurs 


05.2010

Untitled

Because you are breathing
Together with me
Today i am writing
These words for thee

***

Lilac, oh lilac
Young & wise
Though you have beauty accurate
You never despise
The devoted loving hand
Of your servant poet
Painting without end
Your figure perfect

For you smell of joy
And of tenderness indeed
Every year you soil
All the poet shall need
In the darkest hours of wintertime
Far behind, far ahead
Your existence so bright
He'll cherish your mem'ry undead

This is how, oddest tree !
You ever-last beyond the grave
Time dug near the craddle for thee
Whose fragilty makes the poet brave

***

Brave, indeed, i feel
Sitting next to you
Bathing in your breeze
Giving in to you




05.2010

Solitude #1

Il est trop tard
Les portes se referment
On n'entre ni ne sort plus
Et même l'air va pourrir

     Ce n'est pourtant pas là la mort...

Le noir, pour longtemps
Va remplacer la lumière
Ceux qui restent se tairont
Et même le silence sera creux

     Ce n'est pourtant pas là la mort...

La peau n'existe déjà plus
Les visages sont devenus
De lointains souvenirs
Et même les mains sont inutiles

     Ce n'est pourtant pas là la mort
     Quand on songe qu'au-delà de ces portes
     Il y a la vie, le monde
     Et tout ce qu'il comporte

     Les gens, leurs entrailles
     Les sentiments & des yeux
     Fixés sur les battants
     Attendant leur implosion

     En un millier de fragments
     Qui deviendront étoiles...

         Un beau jour
         La nuit frissonnante
         Lasse d'avoir tant dormi
         Glissera le bout de son nez
         Sous cette porte
         Pour renifler l'odeur du soleil
         Et de la chair mouvante
         Réchauffée de sang & de souci

         Un beau jour
         De sa petite main
         La nuit poussera la porte
         L'ouvrira un peu
         Et glissera son œil dans l'embrasure
         Pour le régaler de couleurs
         De balancements & de danses
         De tourbillons...

     Car ce n'est pas là la mort


11.2009 

Sans titre

Fleuris, perle, une fleur écarlate
Pour moi, couchée dans l'herbe
Ton lit sous ma tiédeur
Ma tiédeur sous ton ombre

         Entends-tu, au loin,
         Les cris de la la bataille
         Qui menace nos amours ?

Perle, fleur, une perle rose
Pour moi, couchée dans ton écrin
Ton lit sous ma torpeur
Ma torpeur près de ta main

         Entends-tu, au loin,
         Les cris de la bataille
         Qui menace nos amours ?

     Attendre ou fuir
     A tout prendre, je préfère
     Ne pas troubler nos tendresses
     Au profit de la survie

     Ainsi, tombons
     Trop tôt, mais trop bien
     Et laissons brûler jusqu'à la cendre
     Ce précieux matin


11.2009

Sans titre

Le jour décline encor, certainement
Je ne le vois pas ; il fait soleil, ici
Et je n'attends plus rien, déjà
Le jour décline encore...

Le jour s'en va, s'endort, certainement
Je ne le sais pas ; il fait bien chaud, ici
Et je ne me languis plus de rien, déjà
Le jour décline encore...

Le jour revient encor, certainement
Je n'y pense pas ; il fait morbide, ici
Et je connais tout, déjà
Mais le jour décline encore


10.11.2009

Sans titre

Un voile sur mes yeux
Blanc, fait des ombres
Bleues, sur mes jours
   Comme des roses, épanouïs

       Ta main sur ma peau lèche
       L'encre  des nuits...

           Qu'il est difficile de parler de toi

Un parfum à mon oreille
Verse sa mélodie
Et, cruel, s'évapore
   Comme le sang des soldats

       Ta main sur ma peau lèche
       L'encre des nuits...


           Qu'il est difficile de ne pas penser à toi


       ... passées
       Les tempêtes, les maisons en feu
       Les heurts de l'océan furieux
       Après la terre qui le renie
       Toute ces blessures dont on guérit...

Un flocon sur ma joue,
Blanc, fait des vers
Bleus, sur mon ennui
   Comme une rose, en novembre


       Ta main sur ma peau laisse
       L'empreinte de l'envie...


           Qu'il est difficile de venir à toi




09.11.2009

Sans titre

Eloïse, je m'adresse
Toujours un sourire
   Quand je te vois

Ma main dans tes cheveux
Y croise parfois
   Tes songes curieux


Écoute, belle & fraîche
Enfant, le soupir effaré
   De ton père expirant


Et tes yeux verts
Libres de larmes
   Oublie de comprendre


         Ta bouche...
           Tes mains...
      Quand je pense que de fleurs
      Tu ne poseras point sur ma couche !


          Tes mains...
            Ta bouche...
       Combien encore d'années passeront
       Avant que te dévorent les chiens ?


08.11.2009