Il est trop tard
Les portes se referment
On n'entre ni ne sort plus
Et même l'air va pourrir
Ce n'est pourtant pas là la mort...
Le noir, pour longtemps
Va remplacer la lumière
Ceux qui restent se tairont
Et même le silence sera creux
Ce n'est pourtant pas là la mort...
La peau n'existe déjà plus
Les visages sont devenus
De lointains souvenirs
Et même les mains sont inutiles
Ce n'est pourtant pas là la mort
Quand on songe qu'au-delà de ces portes
Il y a la vie, le monde
Et tout ce qu'il comporte
Les gens, leurs entrailles
Les sentiments & des yeux
Fixés sur les battants
Attendant leur implosion
En un millier de fragments
Qui deviendront étoiles...
Un beau jour
La nuit frissonnante
Lasse d'avoir tant dormi
Glissera le bout de son nez
Sous cette porte
Pour renifler l'odeur du soleil
Et de la chair mouvante
Réchauffée de sang & de souci
Un beau jour
De sa petite main
La nuit poussera la porte
L'ouvrira un peu
Et glissera son œil dans l'embrasure
Pour le régaler de couleurs
De balancements & de danses
De tourbillons...
Car ce n'est pas là la mort
11.2009
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